En mars, c'était Ziegler France. Près de 1 500 emplois balayés en moins d'un mois. Début juin, c'est la maison belge qui fait aveu de faillite — un groupe présent depuis plus d'un siècle, quatre entités emportées d'un coup.
Quand un nom qui a traversé toutes les crises du XXᵉ siècle s'effondre en quelques mois, ce n'est plus un accident d'entreprise. C'est un signal. Et il dit quelque chose de précis sur l'état du transport routier de marchandises en 2026 — et sur la manière dont une bourse de fret moderne peut aider les transporteurs à tenir.
Deux chutes, une même mécanique
Le 31 mars 2026, le tribunal de commerce de Lille Métropole prononçait la liquidation judiciaire de Ziegler France et de sa filiale Satra. Placée en redressement le 2 mars, l'entreprise n'a eu que quelques semaines pour trouver des repreneurs viables. Aucune offre crédible n'a émergé à l'échelle du groupe. Résultat : près de 1 500 salariés répartis sur la cinquantaine d'agences françaises se sont retrouvés sans emploi.
Trois mois plus tard, début juin, c'est au tour de la société mère belge. Le groupe a fait aveu de faillite devant le tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles, une procédure qui touche ses quatre entités. La reprise s'organise déjà par morceaux : un acteur du secteur récupère sept sites et une partie des équipes, un autre absorbe l'activité de fret aérien.
Une entreprise centenaire ne disparaît pas du jour au lendemain par hasard. Elle cède quand la pression devient structurelle — quand plus aucun levier ne suffit à compenser l'érosion des marges.
Un secteur pris dans un étau
Le cas Ziegler est spectaculaire, mais il n'est que la partie visible d'une tension qui touche tout le secteur du transport de marchandises. Regardons ce que les transporteurs encaissent, simultanément :
Des coûts qui grimpent plus vite que l'économie. Selon le Comité National Routier, l'inflation des coûts d'exploitation hors carburant a atteint +2,4 % en 2025 — bien au-delà de l'inflation générale française, autour de 1 %. Autrement dit, les charges du métier augmentent deux fois plus vite que le reste de l'économie.
Un carburant à un niveau historique. Fin mars 2026, le gazole a battu son record absolu depuis le début des relevés gouvernementaux en 1985, dépassant les sommets de 2022 pour s'établir au-delà de 2,18 € le litre en moyenne hebdomadaire, et jusqu'à 2,24 € dans certaines stations. Sur un poste qui pèse une part majeure du coût au kilomètre, l'impact est immédiat.
Un climat social bloqué. Les négociations annuelles obligatoires 2026 du secteur se sont soldées par une impasse. Côté patronal, une revalorisation jugée plancher ; côté syndical, un refus net. Dans un marché privé ultra-concurrentiel, chaque centime se négocie au couteau.
Une pression réglementaire qui monte d'un cran. Les zones à faibles émissions (ZFE) sont désormais pleinement opérationnelles dans les grandes agglomérations, fermant peu à peu l'accès aux flottes les plus anciennes et imposant des investissements lourds. En parallèle, le devoir de vigilance oblige désormais les donneurs d'ordres à cartographier les risques tout au long de leur chaîne de sous-traitance transport.
Coûts qui montent, marges qui fondent, règles qui se durcissent. Tout en même temps. Ce n'est pas une crise ponctuelle. C'est un étau.
La variable que le transporteur maîtrise encore : le retour à vide
Face à cet empilement, beaucoup de paramètres échappent au transporteur. Il ne fixe pas le prix du gazole. Il ne décide pas du calendrier des ZFE. Il ne pilote pas les obligations sociales du secteur.
Mais il reste une variable décisive sur laquelle il garde la main : le taux de remplissage de son camion.
On estime qu'en Europe, près d'un camion sur quatre roule à vide. Un retour à vide, c'est du carburant brûlé sans aucun revenu en face, des mêmes coûts fixes amortis sur la moitié du chiffre d'affaires. Quand le gazole frôle les 2,25 € le litre, ces kilomètres improductifs ne sont plus une simple inefficacité : ils saignent la rentabilité.
C'est précisément là que se joue la différence entre un transporteur qui encaisse les chocs et un transporteur qui les subit. Optimiser les retours à vide et le remplissage, c'est transformer une charge fixe en chiffre d'affaires. C'est le levier le plus immédiat, le moins dépendant des grands équilibres macroéconomiques, et pourtant l'un des plus sous-exploités du transport routier.
EasyPallet : une bourse de fret palettisé pensée pour réduire les kilomètres à vide
Le marché du transport de palettes a longtemps été présenté comme mûr, rodé, peu disruptable. L'actualité raconte l'inverse : un secteur sous tension, où l'efficacité opérationnelle n'est plus une option mais une condition de survie.
EasyPallet est né d'une conviction simple : il faut rendre la capacité de transport visible et négociable, pour que plus aucune palette ne roule à vide sans raison. Notre bourse de fret en ligne met en relation expéditeurs et transporteurs autour du fret palettisé, en groupage comme en chargement complet.
Concrètement, sur la plateforme :
- les expéditeurs publient librement leurs demandes de transport de palettes, en lot partiel ou en camion complet ;
- les transporteurs proposent leur prix, eux-mêmes, en fonction de leurs trajets et de leur capacité disponible ;
- la mise en relation repose sur une vraie négociation entre professionnels — pas sur un algorithme qui tranche à la place des acteurs.
L'idée n'est pas de « tourner le dos » au transport traditionnel, mais de le rendre plus intelligent : remplir l'espace qui roule déjà, mutualiser le fret, et faire d'un retour à vide une course rentable. Pour le transporteur, c'est de la marge préservée. Pour l'expéditeur, des coûts de transport maîtrisés et un accès transparent à la capacité disponible. Pour tout le monde, moins de kilomètres inutiles et moins de CO₂.
Rejoignez le mouvement
Les grands groupes tombent. Les indépendants, eux, s'adaptent — et l'adaptation la plus immédiate tient en une phrase : arrêter de rouler à vide.
Pour accompagner les transporteurs qui veulent reprendre la main sur leur taux de remplissage, nous offrons 0 % de commission pendant la phase de lancement à ceux qui rejoignent la bourse de fret EasyPallet dès maintenant.
Expéditeur ou transporteur, si cette équation vous parle, parlons-en. Ce sont ces échanges qui font avancer le projet.
👉 Rejoindre EasyPallet : www.easy-pallet.com
FAQ — bourse de fret et transport de palettes
Qu'est-ce qu'une bourse de fret ? Une bourse de fret est une place de marché numérique qui met en relation des expéditeurs ayant des marchandises à transporter et des transporteurs disposant de capacité disponible. Elle permet de réserver un transport rapidement, de comparer les offres et de limiter les retours à vide. EasyPallet est une bourse de fret spécialisée dans le transport de palettes.
Comment réduire les retours à vide d'un camion ? La meilleure façon de réduire les retours à vide est de remplir les trajets déjà programmés grâce à une bourse de fret ou une plateforme de mise en relation. En publiant sa capacité disponible, un transporteur transforme un trajet de retour improductif en chiffre d'affaires additionnel, tout en réduisant ses émissions de CO₂.
Combien coûte le transport d'une palette en France ? Les tarifs varient selon la distance, le poids et le type de palette. À titre indicatif, les fourchettes de marché constatées vont d'environ 50 à 120 € HT par palette sur courte distance (0–200 km), 80 à 200 € sur moyenne distance (200–500 km), et jusqu'à 150 à 450 € pour une traversée de la France entière. Mutualiser ses envois via une bourse de fret permet souvent d'obtenir des prix plus compétitifs.
Quelle différence entre groupage et chargement complet ? Le groupage (lot partiel) consiste à regrouper plusieurs envois de différents clients dans un même camion, ce qui réduit le coût pour chaque expéditeur. Le chargement complet (camion complet dédié) réserve l'intégralité du véhicule à une seule expédition, plus rapide et direct. EasyPallet couvre les deux formats pour le fret palettisé.
Sources
- Liquidation de Ziegler France (31 mars 2026) : franceinfo, Le Journal des Entreprises, trans.info
- Aveu de faillite de Ziegler Belgique et reprises (juin 2026) : La Libre, L'Écho
- Inflation des coûts d'exploitation 2025 : Comité National Routier (CNR)
- Record du prix du gazole depuis 1985 : suivi gouvernemental des prix des carburants, AFP
- Impasse des NAO 2026 du transport routier de marchandises
- ZFE et devoir de vigilance (CS3D) : cadre réglementaire transport 2026
- Fourchettes tarifaires transport palette : données de marché 2026